GUATEMALA: Die Gefahr für den Anwalt und Menschenrechtsverteidiger Esteban Celada verschärft sich

26 Januar 2026

 

Das Observatorium hat mit großer Besorgnis erfahren, dass Esteban Celada seit der Verschärfung der Schikanen im Zusammenhang mit seiner beruflichen Tätigkeit Opfer von unerlaubten Fotoaufnahmen in Gerichten, einschüchternden Nachrichten, Patrouillen vor Versammlungsorten und institutioneller Schikane geworden sein soll. Im Fall Molina Theissen wurde Rechtsanwalt Celada fälschlicherweise der Entführung von Minderjährigen beschuldigt, was später zurückgewiesen wurde. Im Jahr 2023 bedrohte ihn einer der Angeklagten direkt, indem er versuchte, ihn zu umzustoßen. Der mutmaßliche Angreifer wurde anschließend freigelassen.

In anderen Prozessen, insbesondere im Zusammenhang mit dem sogenannten „Kongressbrand“, prangerte er die Feindseligkeit der Justiz, willkürliche Ausschlüsse aus den Verhandlungen, ständige Unterbrechungen und illegale Profilerstellung durch die Staatsanwaltschaft sowie digitale Angriffe und Verleumdungskampagnen durch Akteure wie die Stiftung gegen Terrorismus an.

Die Sicherheitslage wurde offenbar durch die wiederholte und ungerechtfertigte Aufhebung seines offiziellen Schutzes verschärft, selbst nachdem er am 8. Februar 2025 in San José Pinula umgestoßen worden war (ein Datum, das sich in den Einschüchterungsvorfällen im Zusammenhang mit der Ermordung seines Bruders wiederholt). Die eingereichten Beschwerden seien systematisch abgelehnt worden, und seit 2023 seien alle Anträge auf Sicherheitsmaßnahmen abgelehnt worden, was ihn dazu gezwungen habe, achtmal seinen Wohnort zu wechseln und die Fälle, die er annimmt,  zu beschränken, insbesondere solche im Zusammenhang mit Polizeigewalt, Meinungsfreiheit und Kriminalisierung in Kontexten starker politischer Konflikte.

Hinzu kommt eine strukturelle Diskriminierung, die sich in einer unterschiedlichen Behandlung vor Gericht und homophoben Drohungen äußert. Nach einem Auslandsaufenthalt im Jahr 2023 und seiner Rückkehr im Jahr 2024 sollen sich die Schikanen und Einschüchterungen verstärkt haben. Rechtsanwalt Celada vertritt weiterhin sensible Fälle und wartet auf eine Antwort auf seine individuelle Mitteilung und seinen Antrag auf vorläufige Maßnahmen, die er beim Menschenrechtsausschuss der Vereinten Nationen bzw. bei der Interamerikanischen Menschenrechtskommission eingereicht hat.

Das Observatorium verurteilt weiterhin entschieden die anhaltende Schikane gegen den Anwalt Esteban Celada, die ihn an der Ausübung seines Berufs hindert und sein Leben gefährdet.

Das Observatorium erinnert daran, dass gemäß den Grundprinzipien der Vereinten Nationen zur Rolle der Anwaltschaft, insbesondere den Grundsätzen 16 und 17:

Grundsatz 16: „Die Behörden müssen dafür sorgen, dass Rechtsanwälte a) alle ihre beruflichen Aufgaben ohne Behinderung, Einschüchterung, Schikane oder unzulässige Einmischung ausüben können; (…).“

Grundsatz 17: „Wenn die Sicherheit von Rechtsanwälten bei der Ausübung ihrer Aufgaben bedroht ist, müssen sie von den Behörden angemessen geschützt werden.“

 

 

GUATEMALA: L’avocat Esteban Celada en danger

 

Esteban Celada est avocat et défenseur des droits de l’homme. Il a représenté des victimes de graves violations des droits de l’homme, en particulier des victimes de violences sexuelles commises par des agents de l’État. Esteban Celada s’est également engagé auprès des populations ethniques qui, pendant la guerre civile et de manière continue, ont été victimes de crimes contre l’humanité.

En raison de l’exercice de sa profession, M. Celada a fait l’objet à la fois de filatures, de menaces, de stigmatisation, de perquisitions illégales, ainsi que d’événements survenus dans des circonstances étranges. Tel que le meurtre de son frère le 7 février 2018, à quelques rues du domicile familial. Sur la scène de crime, les autorités judiciaires ont saisi du matériel militaire. Il a également été victime de vol d’informations sensibles liées à des procédures en cours, notamment des dossiers transmis par le du ministère public.

Récemment, le 22 avril 2020, alors que M. Celada était absent,  son domicile a été cambriolé et vandalisé par des inconnus, qui ont brisé de nombreuses fenêtres et laissé des traces de haine dans l’appartement. Ce fait s’ajoute aux deux précédentes tentatives d’intrusion, dont l’avocat avait déjà été victime. Cela s’inscrit dans un contexte plus large qu’est l’absence de protection effective des droits de l’homme dans le pays.

Malgré la situation de risque de M. Celada, les autorités compétentes n’ont pas pris de mesures efficaces pour protéger et sauvegarder son intégrité et pour garantir la continuité de son travail en tant qu’avocat des droits de l’homme.

De même, en dépit des preuves, les enquêtes restent dans une phase  préliminaire et, jusqu’à présent, aucune enquête n’a permis d’identifier et de poursuivre les responsables.

Il convient de noter qu’à titre de mesure de protection, l’État a affecté deux hommes des forces de police pour patrouiller autour de son bureau. Cette mesure ne répond cependant pas aux critères d’exhaustivité, d’efficacité et de pertinence, puisque l’avocat Celada, dans l’exercice de sa profession, se déplace d’une région à l’autre.

 

L’OIAD constate avec inquiétude ces opérations de persécution contre l’avocat Esteban Celada, ainsi que les événements tragiques survenus à l’encontre de son frère.

L’OIAD tient à rappeler aux autorités du Guatemala qu’aux termes des Principes de base relatifs au rôle du barreau des Nations Unies (1990) :

« Les pouvoirs publics veillent à ce que les avocats a) puissent s’acquitter de toutes leurs fonctions professionnelles sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue; b) puissent voyager et consulter leurs clients librement, dans le pays comme à l’étranger ; et c) ne fassent pas l’objet, ni ne soient menacés de poursuites ou de sanctions économiques ou autres pour toutes mesures prises conformément à leurs obligations et normes professionnelles reconnues et à leur déontologie » (Principe N°16).

« Lorsque la sécurité des avocats est menacée dans l’exercice de leurs fonctions, ils doivent être protégés comme il convient par les autorités » (Principe N°17).

L’OIAD demande au gouvernement du Guatemala d’adopter des mesures pour garantir la protection intégrale de l’avocat Celada et de procéder à la reconnaissance publique du travail accompli pour la défense des droits des femmes victimes de violence sexuelle, des peuples ethniques et des victimes de graves violations des droits de l’homme.

Standort