Honduras : Ouverture du procès de Roberto David Castillo Mejía concernant l’assassinat de Berta Cáceres

Honduras : Ouverture du procès de Roberto David Castillo Mejía concernant l’assassinat de Berta Cáceres

Berta Isabel Cáceres Flores, coordinatrice générale du Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH), a été assassinée le 2 mars 2016 pour son opposition active au projet hydroélectrique « Agua Zarca » construit par l’entreprise DESA en territoire indigène lenca.

Le procès de Roberto David Castillo Mejía dans l’affaire Berta Cáceres a débuté le 6 avril 2021. La Mission d’Observation internationale à laquelle participe l’Observatoire International des Avocats en Danger (OIAD) suit cette affaire avec une attention particulière.

La présidente de l’Observatoire et du Conseil Général des Avocats Espagnols, Victoria Ortega, a salué le travail de l’équipe juridique des victimes et a rappelé l’importance de ce procès.

L’Observatoire s’est d’abord impliqué dans l’affaire en assistant l’avocat menacé Víctor Fernández, qui représente la famille et le COPINH, victimes du meurtre de Berta Cáceres.

En 2018, sept personnes ont été condamnées pour avoir commandité l’assassinat de Berta Cáceres. L’OIAD a effectué une mission d’observation judiciaire dont le rapport est disponible ici.

Le procès de Roberto David Castillo Mejía, ancien directeur de la société DESA a débuté la semaine dernière. Si, dans un premier temps, la Cour a autorisé des observateurs internationaux et nationaux à entrer dans la salle d’audience, elle leur a ensuite refusé l’accès aux audiences. Cet accès a également été dénié à Laura Zúñiga, fille de Berta Cáceres, malgré son statut de victime et de partie à la procédure.

Même si l’audience est diffusée publiquement via Facebook,  la qualité médiocre de la diffusion constitue une restriction à la publicité des audiences et limite l’exercice effectif de l’observation judiciaire.

La mission d’observation continuera néanmoins de suivre avec attention cette affaire et rendra compte des audiences sur son site Internet.

L’OIAD appelle les autorités judiciaires honduriennes et l’État hondurien à respecter les garanties procédurales fondamentales et à assurer la protection effective des parties au procès.

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