Bureau du droit des peuples autochtones et Association des avocates autochtones Chomij’a

Bureau du droit des peuples autochtones et Association des avocates autochtones Chomij’a

GUATEMALA : Le Bureau du droit des peuples autochtones et l’Association des avocates autochtones Chomij’a dénoncent un acte d’intimidation suite au cambriolage de leurs locaux. 

 31 mars 2021

Durant le week-end du 20 et 21 mars, les locaux du Bureau du droit des peuples autochtones et de l’Association des avocates autochtones Chomij’a ont été cambriolés

Le Bureau du droit des peuples autochtones a une expérience reconnue dans l’accompagnement de diverses communautés et de défenseurs des droits humains, en particulier les défenseurs de la vie et du territoire autochtones. Elle est actuellement en train de plaider dans des procédures judiciaires liées à la récupération de terres ancestrales et à la défense des défenseurs des droits humains. Pour sa part, l’Association des avocates autochtones Chomij’a est composée de professionnelles spécialisées dans la défense juridique des droits, en particulier ceux des femmes et des peuples autochtones.

L’attaque a été déclarée le 22 mars au matin, lorsque l’un des employés du Bureau est arrivé et a découvert la destruction et le manque de matériel dans les locaux des deux organisations. À 9 heures, la police nationale civile (PNC) et le ministère public sont arrivés pour commencer l’enquête. Environ 8 ordinateurs ont été volés, ainsi que le serveur qui contient l’enregistrement des caméras de sécurité des lieux et d’autres documents liés aux affaires judiciaires.

Les deux organisations ont émis publiquement leurs inquiétudes face à cet acte d’intimidation du travail qu’elles effectuent en tant que défenseurs des droits humains, notamment au nom des peuples autochtones. Cette attaque vise à entraver le travail de ces organisations de défense des droits humains et met en péril le devoir et le droit au secret professionnel des avocats concernés.

L’OIAD condamne fermement l’attaque des locaux du Bureau du droit des peuples autochtones et de l’Association des avocates autochtones Chomij’a.

L’OIAD rappelle aux autorités guatémaltèques que l’indépendance des avocats est l’un des principaux indicateurs de la santé démocratique et de la consolidation de l’État de droit. Ceci, conformément aux dispositions des Principes de base relatifs au rôle du barreau (1990) :

« Les pouvoirs publics veillent à ce que les avocats a) puissent s’acquitter de toutes leurs fonctions professionnelles sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue ;» (Principe 16)

« Lorsque la sécurité des avocats est menacée dans l’exercice de leurs fonctions, ils doivent être protégés comme il convient par les autorités. » (Principe 17)

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